Anciens mythes

L’image d’Épinal de l’enfant intelligent ou surdoué n’est-elle pas celle-ci ? 

(source : doctissimo)

Et celle de l’adulte, celle-là ? 

(source : doctissimo)

Ce type d’images fait partie de l’inconscient collectif du surdoué. Elles sont facilement trouvables sur internet et même les associations qui proposent une autre vision de ces personnes les utilisent. Aujourd’hui, de moins en moins, mais les utilisent quand même.

Alors évidemment, un enfant intelligent n’a pas forcément des lunettes et n’est pas forcément 1er de la classe. Si le QI est le meilleur prédicteur de la réussite scolaire et professionnelle, il n’est qu’un prédicteur, pas une équivalence, la corrélation n’est pas pas 1. Souvenez-vous que le QI n’est pas l’intelligence, il n’en fait que mesurer les traits latents. Un enfant peut être en échec scolaire pour des raisons très différentes et qui n’ont rien à voir avec l’intelligence. 

Il est alors compréhensible que les personnes qui ne ressemblaient pas à cette image d’Épinal souffraient du manque de reconnaissance. Elles se sont senties enfin reconnues lorsque ces psychologues ont proposé une autre image. Mais est-ce pour autant la bonne ? Est-ce qu’après le soulagement ne vient pas un autre type de souffrance ? 


À retenir 

Les personnes pouvues d’une grande intelligence ont, dans toutes les époques, fait peur. De nombreux clichés ont été construits pour représenter ces personnes, parmi ceux-ci,il y a le cliché du premier de la classe, qui réussit aisément. Comme tous clichés, il y a du vrai, mais il y a aussi du faux. Certains psychologues ont alors désiré changer cette image d’Épinal pour une image qui ressemblait davantage à ce qu’ils voyaient en consultation. Mais le cabinet d’un psychologue, tout comme celui d’un médecin, d’un dentiste, d’un kiné… ressemble-t-il à la réalité ?